• 21 septembre 2026
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Inovie veut mettre le dépistage et le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer à portée de tous

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Inovie contribue au diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer grâce aux biomarqueurs sanguins comme la pTau217.

Première maladie neurodégénérative, la maladie d’Alzheimer constitue un enjeu médical et sociétal majeur. Alors que la recherche progresse vers une détection toujours plus précoce et moins invasive, Inovie s’engage sur toute la chaîne de l’innovation : en participant à des programmes de R&D ambitieux, mais aussi en mobilisant son expertise, ses moyens techniques et son organisation pour transformer les avancées scientifiques en solutions accessibles aux patients et aux prescripteurs.

En France, 1,4 million de personnes étaient atteintes de la maladie d’Alzheimer en 2023 et plus de 225 000 nouveaux patients sont diagnostiqués chaque année. Derrière ces chiffres, un défi : pouvoir identifier la maladie plus tôt, plus simplement et avec toujours davantage de précision.

Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer repose traditionnellement sur un faisceau d’éléments : évaluation clinique et neuropsychologique, imagerie cérébrale et recherche de biomarqueurs dans le liquide céphalo-rachidien, qui nécessite une ponction lombaire. Mais les progrès de la biologie médicale ouvrent désormais de nouvelles perspectives. Les biomarqueurs sanguins, beaucoup plus faciles d’accès, occupent une place croissante dans la recherche et commencent à trouver leur place dans le parcours diagnostique.

Pour le Dr Julien Dupouey, biologiste médical au laboratoire de biologie médicale Inovie Labosud Provence à Marseille, cette évolution correspond à une conviction forte : « l’innovation prend tout son sens lorsqu’elle peut sortir des seuls centres de recherche et rejoindre, lorsque sa validation et son cadre d’utilisation le permettent, la pratique médicale courante ».

pTau217 : quand l’innovation commence à entrer dans la routine

Le dosage sanguin de la protéine Tau phosphorylée 217, ou pTau217, illustre cette transformation.

La maladie d’Alzheimer se caractérise notamment par deux phénomènes observés dans le cerveau : l’accumulation de plaques amyloïdes et celle d’agrégats de protéine Tau. La pTau217 est une forme phosphorylée de cette protéine Tau, particulièrement associée à la pathologie d’Alzheimer et corrélée à la présence de plaques amyloïdes. Son dosage dans le sang constitue donc un outil d’orientation diagnostique particulièrement prometteur.

En mai 2025, la FDA américaine a autorisé le premier test sanguin destiné à contribuer au diagnostic de la maladie d’Alzheimer, basé sur la technologie Lumipulse de Fujirebio. Avec des performances diagnostiques supérieures à 90 %, le dosage peut notamment aider le médecin à déterminer la nécessité de poursuivre les investigations par des examens plus contraignants, comme l’imagerie ou l’analyse des biomarqueurs du liquide céphalo-rachidien.

Inovie a intégré le dosage de pTau217 à son offre spécialisée. Une avancée importante, qui doit cependant être présentée pour ce qu’elle est : un outil d’orientation diagnostique, et non un test de dépistage de la population générale. Il s’adresse aujourd’hui aux personnes de plus de 55 ans présentant des troubles cognitifs objectivés par une évaluation clinique et neuropsychologique ; il n’est pas indiqué chez les personnes asymptomatiques.

Sa mise en œuvre illustre néanmoins un mouvement de fond : des analyses longtemps cantonnées à des environnements hautement spécialisés deviennent progressivement compatibles avec une biologie plus proche des patients. D’autres analyses innovantes et prometteuses (peptides bêta-amyloïdes, neurofilament light ou NfL…) devraient venir étayer prochainement le catalogue d’analyses spécialisées d’Inovie.

Faire du laboratoire de proximité un acteur de l’innovation

« C’est précisément là que réside l’une des forces d’Inovie, souligne Dr Julien Dupouey. Historiquement, certaines techniques de pointe étaient principalement l’apanage des laboratoires hospitaliers ou hospitalo-universitaires. Aujourd’hui, Inovie dispose de l’expertise scientifique, des équipements et des capacités logistiques permettant de déployer des analyses spécialisées à une autre échelle. »

Le maillage territorial d’Inovie ajoute à cette expertise une dimension essentielle : la proximité. L’enjeu n’est pas uniquement de savoir réaliser une analyse complexe, mais de construire toute l’organisation permettant de la rendre accessible : du prélèvement au transport des échantillons, de leur analyse spécialisée à la transmission du résultat au prescripteur.

Cette capacité à articuler expertise, moyens techniques et logistique permet ainsi de créer un continuum entre innovation scientifique et biologie médicale de proximité. C’est aussi une manière de faire évoluer le rôle du laboratoire de ville : non plus seulement exécuter les analyses établies, mais également contribuer à préparer la biologie médicale de demain.

Explorer le diagnostic de demain

L’engagement d’Inovie va en effet bien au-delà du déploiement d’innovations déjà disponibles. Depuis plusieurs années, Inovie investit dans la R&D autour de la maladie d’Alzheimer et accompagne des start-up ainsi que des équipes de recherche dans le développement de nouvelles approches diagnostiques.

Une des pistes explorées consiste à étudier simultanément un grand nombre de molécules présentes dans le sang, grâce à la protéomique et à la métabolomique. Derrière ces termes techniques se trouve une idée assez simple : plutôt que de rechercher un marqueur unique, analyser une véritable signature biologique, composée de protéines et de métabolites reflétant différents mécanismes impliqués dans la maladie.

« L’ambition est particulièrement forte, précise le Dr Julien Dupouey : parvenir, dans le cadre de la recherche, à identifier des profils biologiques capables de prédire l’évolution vers la maladie plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes. »

Dans le cadre de l’accompagnement des start-up sur des programmes de recherche, Inovie apporte une compétence déterminante : celle du passage d’une méthode issue de la recherche à un processus analytique robuste et reproductible. Les équipes techniques d’Inovie Labosud Provence, sous la responsabilité de leur ingénieure R&D, Élodie Fountis, travaillent notamment à l’amélioration et à la validation des méthodes, avec l’analyse de plusieurs milliers d’échantillons issus de biobanques et en collaboration avec d’autres laboratoires.

Une R&D pensée, dès l’origine, pour les patients

Du dosage pTau217 aux recherches menées par des start-up, une même logique se dessine. D’un côté, Inovie déploie des innovations suffisamment matures pour entrer dans la pratique. De l’autre, le Groupe participe à des travaux qui préparent les outils diagnostiques de demain. Entre les deux, il construit les conditions de leur passage à l’échelle.

C’est cette articulation qui donne sa cohérence à l’engagement d’Inovie dans la maladie d’Alzheimer : faire de la R&D non pas une activité isolée, mais le premier maillon d’une chaîne qui vise, à terme, à rendre les progrès de la biologie médicale accessibles au plus grand nombre. La recherche, l’expertise analytique, les capacités techniques, la logistique et le maillage territorial deviennent ainsi les composantes d’une même ambition : rapprocher toujours davantage l’innovation des patients et de ceux qui les soignent.